La confiance est un pilier du développement personnel et social. Pourtant, les jeunes Français, âgés de 16 à 20 ans, en manquent cruellement. D’après le baromètre Jeunesse & Confiance de l’institut Vers Le Haut, seuls 45 % estiment que le système éducatif les aide à avoir confiance en eux. Autrement dit, plus d’un jeune sur deux ne trouve pas, à l’école, les conditions nécessaires pour se sentir capable et légitime.
Ce constat rejoint d’autres études : selon une étude PISA, le déficit de confiance en soi et d’optimisme est plus marqué en France que dans le reste de l’Europe, et une enquête de l’UNICEF (2021) révèle qu’un enfant sur deux seulement se sent en mesure de se confier à un adulte de confiance à l’école. Autant d’indices d’un manque profond de sécurité intérieure et relationnelle.
Travailler la confiance, c’est donc bien plus qu’un enjeu scolaire : c’est une condition pour grandir, se projeter, croire en l’avenir. La confiance en soi nourrit la confiance dans les autres, les institutions, la société, l’avenir… Mais comment créer, au quotidien, les conditions pour qu’elle se développe réellement ?
Coopération et expérience du collectif : faire grandir la confiance
La confiance se construit d’abord dans l’expérience du collectif, du soutien mutuel et de la coopération. Pourtant, selon une étude PISA de 2018, seuls 45 % des élèves français de 15 ans estiment coopérer entre eux dans leur établissement. C’est trop peu dans un monde où savoir travailler ensemble est une compétence essentielle.
Faire l’expérience du collectif, c’est apprendre à compter sur les autres autant qu’à être digne de leur confiance. C’est, pour beaucoup de jeunes, un premier pas vers la reconnaissance de leur valeur propre.
Les projets concrets, à impact sociétal ou collectif, favorisent particulièrement cette dynamique : qu’il s’agisse d’un service civique, d’une mini-entreprise scolaire ou d’un projet solidaire, les jeunes y découvrent leur capacité à agir ensemble et en complémentarité. Ces expériences les aident à se sentir utiles et compétents : deux leviers majeurs de la confiance.
Mais pour que ces expériences soient vraiment structurantes, encore faut-il que l’école et les lieux de formation offrent à chacun la possibilité de s’y épanouir. C’est tout l’enjeu de la diversification des approches éducatives.
Diversifier les approches éducatives pour permettre à chacun de réussir
Trop souvent, les apprentissages à l’école restent centrés sur des savoirs abstraits, laissant peu de place aux approches manuelles, techniques ou créatives. Pourtant, la réussite prend des formes multiples et certains jeunes ne révèlent leur potentiel que lorsqu’ils ont la possibilité d’apprendre autrement.
Proposer des activités variées, où la pratique complète la théorie, permet à tous les élèves, notamment ceux qui apprennent autrement, de retrouver le goût d’apprendre. Cette diversité valorise également les voies professionnelles, encore trop souvent perçues comme des orientations “par défaut”, alors qu’elles sont riches d’expériences concrètes et de confiance en soi.
En diversifiant les approches, les éducateurs ouvrent la voie à un autre rapport à l’apprentissage, plus porteur d’autonomie. Et c’est précisément cette autonomie qui devient le moteur de la confiance lorsque vient le moment de faire des choix.
Faire des choix en conscience : l’autonomie comme moteur de confiance
Faire un choix conscient permet à chacun de repérer ses propres leviers de motivation. En groupe, cela prend une dimension collective : comment aider les jeunes à faire des choix ensemble, de manière réfléchie et partagée ? En leur donnant la possibilité de co-construire les règles du vivre-ensemble, de participer aux décisions, d’écrire ensemble les accords du groupe.
Les éducateurs ont ici un rôle essentiel : instaurer un cadre où les décisions se prennent dans le dialogue et la concertation. C’est en choisissant ensemble les activités, en définissant des stratégies communes, que les jeunes développent à la fois leur autonomie et leur sentiment d’appartenance, deux besoins psychologiques fondamentaux pour se construire.
Et pour que ces choix aient du sens, encore faut-il que la parole circule librement. Car avant de pouvoir choisir, il faut pouvoir s’exprimer.
Donner la parole aux jeunes : la confiance commence par la voix
La parole est la première forme de reconnaissance. Pourtant, 87 % des jeunes renoncent à prendre la parole en public. Ce chiffre, issu du baromètre Jeunesse & Confiance, montre à quel point s’exprimer devant les autres reste une épreuve.
Prendre la parole, c’est se risquer au regard d’autrui, accepter d’être vu, entendu, potentiellement jugé. C’est pourquoi cet exercice est si étroitement lié à la confiance en soi.
Mais la prise de parole publique révèle aussi de fortes inégalités sociales et de genre : les jeunes issus de milieux défavorisés, ou les jeunes filles, y renoncent plus souvent, freinés par le manque d’assurance linguistique, le poids des stéréotypes ou la peur de ne pas être légitimes.
Travailler la parole, c’est donc bien plus que renforcer l’éloquence : c’est lutter contre les inégalités et ouvrir la voie à l’égalité des chances.
C’est précisément l’un des engagements de Gérip Compétences, dont les modules de formation numériques aident à développer la maîtrise de la langue française et des savoirs fondamentaux. Grâce à des parcours personnalisés, des exercices interactifs et un accompagnement adapté, les apprenants progressent à leur rythme. La plateforme favorise ainsi la confiance linguistique, un préalable indispensable à toute forme d’expression et de réussite.
Cette confiance retrouvée par la parole pave le chemin vers une autre : celle qui se construit dans l’action.
Apprendre par l’action : oser, se tromper, progresser
La confiance ne se décrète pas, elle se construit dans l’action. Faire, essayer, se tromper, recommencer… chaque étape de l’apprentissage est une occasion de progresser.
Le “faire pour apprendre” place l’expérience au cœur de la pédagogie. Elle encourage l’autonomie, la curiosité, la persévérance : autant de qualités que les jeunes développent lorsqu’ils se sentent soutenus dans leurs efforts.
Chez Gérip Compétences, cette approche se traduit par des outils concrets : des tests de positionnement pour adapter les contenus proposés à chacun, des exercices interactifs et motivants, des réponses commentées qui valorisent la progression, des badges de réussite qui entretiennent le sentiment d’accomplissement. Aussi, la plateforme s’adapte à tous les profils d’apprenants, y compris ceux présentant des troubles DYS, pour offrir à chacun un environnement accessible et stimulant. Grâce au suivi personnalisé des résultats, l’apprenant se voit progresser et retrouve la fierté de réussir et, surtout, la confiance en ses capacités.
En conclusion : la confiance, un apprentissage de chaque instant
Aider les jeunes à avoir confiance en eux, c’est leur offrir la possibilité d’oser, de créer, de se tromper et de recommencer. C’est leur permettre de se sentir capables et légitimes dans leurs apprentissages comme dans leurs choix de vie. La confiance doit être vue comme une compétence clé pour construire un avenir solide et épanoui.

