L’évolution du monde de la formation nous pousse à repenser nos approches pédagogiques, en passant d’un modèle traditionnel à une logique d’apprenance. Ce concept, de plus en plus central, repose sur une personnalisation accrue des parcours d’apprentissage et favorise une dynamique d’acquisition des compétences tout au long de la vie.
Qu’est-ce que l’apprenance ?
L’apprenance désigne la capacité d’un individu à apprendre tout au long de sa vie, en s’appuyant sur ses expériences et ses interactions avec son environnement. Ce concept a été initialement défini dans les années 1990 par deux pionniers : Hélène Trocmé Fabre, neuropédagogue, et Hubert Boucher, syndicaliste. Ils ont constaté qu’il manquait une approche qui prenne en compte les spécificités de l’apprentissage des adultes et ont ainsi introduit l’idée que l’apprentissage ne se limite pas à la simple transmission de connaissances, mais doit également inclure des dispositions favorables à l’apprentissage continu.
Le concept d’apprenance a ensuite été enrichi par des chercheurs tels que Philippe Carré, qui a joué un rôle clé dans sa diffusion et sa compréhension. Dans son ouvrage publié en 2005, Carré a approfondi les fondements théoriques de l’apprenance, en proposant une vision qui relie l’apprentissage à des pratiques concrètes. Il a mis en avant l’importance de l’agentivité, c’est-à-dire la capacité de l’apprenant à prendre des initiatives pour développer ses compétences. Carré a également souligné que l’apprenance doit être considérée dans une dimension sociale, où l’interaction avec les autres et le contexte d’apprentissage jouent un rôle crucial.
Jean Vanderspelden, autre acteur, dans le domaine de l’apprenance, a également contribué à enrichir ce concept. Dans ses travaux, Vanderspelden insiste sur l’importance de l’apprentissage autonome et de la responsabilité individuelle dans le processus d’apprentissage. Il souligne que chaque apprenant doit être acteur de son propre parcours, en prenant des décisions éclairées sur les compétences qu’il souhaite développer. Vanderspelden évoque également la nécessité de créer des environnements d’apprentissage flexibles et adaptés, où les apprenants peuvent explorer, expérimenter et apprendre à leur propre rythme.
Au fil des années, le concept d’apprenance a continué à évoluer, intégrant des perspectives variées et des approches pédagogiques innovantes. Des initiatives comme l’Observatoire de l’Apprenance, mis en place par l’organisation SOL, témoignent de l’intérêt croissant pour ce concept, notamment dans le monde de l’entreprise. L’apprenance est désormais perçue comme un levier essentiel pour favoriser l’engagement des employés et leur développement professionnel.
Les niveaux de l’apprenance et les types d’activités
L’apprenance repose sur une approche centrée sur l’apprenant, différente du modèle où le stagiaire doit s’adapter à une offre figée. Elle nécessite de repenser les dispositifs de formation en tenant compte de plusieurs dimensions :
- La capacité à apprendre, qui doit être stimulée, notamment chez les adultes faiblement qualifiés.
- Le désir d’apprendre, indispensable pour donner du sens à la formation.
- Un cadre adapté, offrant des conditions favorables à l’acquisition des compétences (accès à Internet, liberté de mouvement, espace d’expression).
Les activités d’apprentissage se divisent en trois catégories :
- Activités contraintes : encadrées et peu flexibles.
- Activités souples : adaptées en fonction du contexte et du rythme de l’apprenant.
- Activités libres : permettant une autonomie totale dans l’organisation et le choix des apprentissages.
Un équilibre entre ces trois types d’activités est essentiel pour favoriser l’engagement et la motivation des apprenants.
L’individualisation des parcours de formation
L’un des piliers de l’apprenance est l’individualisation des parcours de formation. Contrairement aux approches standardisées, elle permet d’adapter la formation aux compétences, besoins et aspirations de chaque individu. Cette personnalisation favorise une meilleure assimilation des savoirs et un engagement plus fort.
Gérip Compétences : un acteur clé de l’individualisation
Gérip Compétences se distingue par son approche innovante de l’individualisation des parcours de formation. Cette individualisation repose sur une phase de positionnement préalable, essentielle pour évaluer les compétences acquises et celles à développer, et la génération de parcours sur-mesure post évaluation. Cette étape permet d’ajuster la formation aux besoins spécifiques de chaque individu.
Une fois cette évaluation réalisée, Gérip Compétences propose des programmes adaptés aux objectifs professionnels et personnels des apprenants, couvrant plusieurs domaines tels que la remise à niveau des savoirs de base, l’inclusion numérique, le développement des soft skills ou la citoyenneté.
L’accompagnement, un facteur clé de la réussite
Pour que l’apprenance soit pleinement efficace, un accompagnement adapté est indispensable. Les formateurs jouent un rôle de facilitateurs, en créant des conditions optimales pour l’acquisition des compétences et en guidant les apprenants vers l’autonomie.
Conclusion
Le passage de la formation à l’apprenance représente une transformation nécessaire du monde éducatif et professionnel. En plaçant l’apprenant au centre du processus et en favorisant l’individualisation des parcours, Gérip Compétences contribue à rendre l’apprentissage plus efficace et durable.
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Nous remercions chaleureusement Jean Vanderspelden pour son expertise et son engagement. Vous pouvez le contacter par mail (jvanderspelden@gmail.com) ou sur son site www.iapprendre.fr.

